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28/03/2008

Patatra !

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          J’ai beau vérifier et encore relire, il faut que je me fasse prendre par cette diablesse d’orthographe ! Je m’appelle grammaire et je me perds dans les règles. Il faut que le piège se referme. 

         Clic. Mon texte est sur mon blog. Je suis content. Je peux aller faire une sieste. Et voilà que, par hasard, je relis « Effet papillon » et qu’est-ce que je lis ... ? Les déchets flotte sur je ne sais plus quoi...

         Flotte ! 

         C’est qui qui flotte sur tu ne sais plus quoi ?

         Ben, les déchets ! 

         Oui, les déchets, LES déchets ! Donc on écrit flotte avec quoi ? Avec ... ?

         Ah oui, avec un T, flote. 

         Je vois qu’il y a du travaille.

         Quand je pars vers le sud retrouver mes amis, j’oublie que les mots et les phrases se plaisent à me poser des traquenards !

         Je sais qu’il doit y avoir des fautes, mais je voudrais m’excuser pour ces « déchets qui flotte » !

         Patatra. Il fallait que ça m’arrive. Je ressens cette faute comme un accident de voiture, tout droit dans un platane...

 

 

            Patrick Ringal

    cequejevois@hotmail.com

 

12:15 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Humeur, orthographe, blog

25/03/2008

L'effet papillon

     Brutus et Rufus sont deux pêcheurs à la ligne. Ils aiment discuter à longueur de journée des petits riens de la vie... Ils collectionnent les calendriers de « Pin-up » et entre deux coups, pensent au monde qui tourne parfois dans le mauvais sens

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         Il y a donc un septième continent ! (Courrier international N°907) Tout de vrai ! Tout pour de vrai ! Un continent composé de déchets qui flottent dans le pacifique, quelque part à l’est de la mer de Chine. Des milliers et des milliers de tonnes d’ordures et de plastiques qui peuvent atteindre 30 mètres d’épaisseurs ! 

         Pour de vrai !

         Ce sont des déchets qui viennent de partout dans le monde et qui sont drainés vers cet endroit à faible énergie cinétique, alors ils s’accumulent. 

         Personne ne fait attention ; cette marée de bouteilles est en dehors des routes habituelles de navigation.

         Par exemple Brutus ; je pêche le long du canal à Charleroi, je bois mon litre de soda, je cherche autour de moi : pas de poubelle, oh et puis zut ! Hop, je jette à l’eau ma bouteille en plastique... Et bien, dans quelques années, elle risque de se retrouver au septième continent. 

         Non de non ! Arrête !

         Si, si, je t’assure ! 

         Comment ma bouteille va aller jusque là-bas ? Moi aussi j’aimerais aller dans le pacifique... Pêcher le gros !

         C’est l’effet papillon mon vieux. Tu jettes ici une bouteille et pan ! elle va former un nouveau continent à des milliers de kilomètres ! 

         Ben alors ! L’effet papillon... Bien, bien... Ben alors !

         Comme tu dis... 

         Bon, imaginons (avec ou sans ton effet), si je jette un billet, il va aussi se promener le long des fleuves et dans les mers et aller former une banque quelque part ? Et ben tiens, si je jette mon flotteur, il va dériver et aller former un magasin de pêche en Patagonie ?

         Je sais, c’est difficile à croire mais c’est comme-ça. Je ne peux pas t’en dire plus. Les hommes ne se rendent pas compte que ce qu’ils font ici peut foutre le bordel là-bas ! 

         Ouais... Ouais... Et si je jette un calendrier, tu crois qu’on pourrait trouver quelque part un parc à Pinup !

         Attention, t’as une touche !

         Oups !

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            Patrick Ringal

 

 

    cequejevois@hotmail.com

 

 

20/03/2008

Gisèle se confesse

        

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          Je ne vous l’ai jamais dit, mais il y a un pub Irlandais à Amboise sur Alèthe, et j’aime m’y rendre le vendredi après le marché. Je sais que ce n’est pas de bonne tenue. Je m’y rends pour boire une pinte de Guinness. Une seule. Je peux vous dire que cette pinte est suffisante pour me mettre de bonne humeur toute la journée. Oh que oui ! Je ne l’ai jamais avoué à monsieur le curé. (Bien que je le soupçonne de boire beaucoup plus que son vin de messe ! Il y a une cave en-dessous de la cure. Monsieur le curé dit que cette cave est un don de Dieu et que de temps à autre il aime aller s’y recueillir...) Une bonne pinte de Guinness et le monde prend des allures, comment dirais-je, des allures de jour de noces. 

         Je retrouve bon nombre de nos paroissiens au pub Irlandais (le St-Patrick). Les habitants d’Amboise, comme beaucoup d’autres qui fréquentent les marchés, aiment profiter de cette sortie, de cette occasion, pour aller s’en jeter un petit.

         Monsieur le curé n’aime pas les pubs. 

         Il aime sa cave et son missel.

         Il dit que le chemin vers Dieu est plus facile après le vin de messe. 

         Il y a un écrivain au St-Patrick. Il vient tous les jours. Il s’assoit toujours à la même table. Il commande un café serré et écrit dans son petit carnet.

         - Excusez-moi de vous déranger monsieur l’écrivain, mais je vous vois écrire et je me demandais si vous écriviez un roman ? 

         Il a levé la tête, m’a observé et a dit :

         - Si on veut... 

         - Vous n’avez pas l’air heureux ?

         - Comment le serais-je ! Je viens d’écrire de la merde ! Vous savez ce que c’est d’écrire de la merde, excusez-moi, c’est écrire des choses qui sentent mauvais, c’est écrire pour ne rien dire. Il y a des jours sans loi. Je ne suis pas content. Maintenant, je vais rentrer chez moi et regarder la télé en me disant que je ne vaux rien. 

         - Mais ne dites pas ça ! Demain sera plus beau !

         (Je me rendais bien compte que ce que je disais était stupide.) 

         - Merci, qu’il a dit, mais vous ne comprenez pas.

         - Si. Je crois que je comprends qu’un écrivain souffre comme nous. C’est bien d’avoir des doutes... Non ? 

         - Je ne vis que de doutes.

         Il a levé la main. Le garçon (fils d’Irlandais) est venu et a demandé : 

         - Encore un café ?

         - Non, une Guinness... 

         - Hou la ! Ca ne va pas ce matin !

         - Non. 

         L’écrivain a baissé la tête.

         J’ai entendu le clocher sonner midi. 

         - Mon Dieu ! Il faut que je vous laisse ! Sinon, monsieur le curé n’aura pas son filet de cabillaud !

         Je suis partie.

         L’écrivain semblait perdu.

 

 

 

 

            Patrick Ringal

 

    cequejevois@hotmail.com