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27/01/2010

Sorcery Boogie

 

boogie

 

 

        Le travail est terminé. Cinq jours intenses de tournage et de montage pour un petit clip de Coldgenius. Je dis un petit parce que tourné en quelques jours, mais Coldgenius commencera au printemps un tournage en extérieur et espère rassembler bon nombre de participants. Nous aurons le temps d’en reparler.

        « Quand Black Arthur arrive au milieu de nulle part, il tombe sur les sorciers qui chantent un boogie « Sorcery boogie » autour d’un feu. Black Arthur observe. Que voient les sorciers ? Des enfants brûlés par le KKK, un monde aussi dévasté que le sien et un souffle de colère impuissant à calmer les douleurs. Le White King n’est pas encore arrivé.

 

        « Sorcery Boogie » extrait de l’album « Black Arthur »

        Réalisation / Coldgenius

        Paroles, musiques, arrangements / Patrick Ringal

        Sur scène / Patrick Ringal (chant, guitare)

                         Jean-Pierre Moemaers (piano, guitare)

                         Marie Michiels (claviers, chant)

                         Benoît Dumont (basse)

                         Christian Verlent (batterie, percussions) »

 

        Vous pouvez le voir sur Youtube.

 

        http://www.youtube.com/watch?v=_vjtcRXSaKs

 

 

        Merci

20/01/2010

Un bon bouquin

Joyse un bon bouquin

 

 

 

        Il y a des jours ou l’on se dit : tiens, je lirais bien un bon bouquin ! Mais on ne sait pas lequel ? C’est la même chose pour : tiens, je boirais bien une bonne eau, mais on ne sait pas laquelle ? Ou une bonne bière, ou encore . . . Bref, on est dans le vide parce qu’il y a trop de tout autour de nous.

        Et voilà qu’on entend à la radio une très belle interview qui donne envie de lire le bouquin. C’est Jean-Pierre Hautier qui reçoit Patrick Roegiers sur la Première à propos de son dernier livre : « La nuit du monde » (Seuil). Une merveille ! Je vous jure.

        Jean-Pierre Hautier est un des meilleurs interviewers que je connaisse (il m’a reçu lors de la sortie de mon spectacle « Divo Capri » aux Beaux-arts en 2001). Il est capable de faire parler naturellement un pianiste bègue !

        Ce matin, il avait quelqu’un de brillant et de passionnant en face de lui. Je suis resté chevillé à mon poste comme jamais. Je buvais leurs paroles. J’ai eu envie de courir acheter le livre malgré ma rage de dent, oui une dent.

        Le livre raconte la rencontre entre James Joyce et Marcel Proust en 1922. James Joyce dont Stephen King raconte l’anecdote suivante (si vous la connaissez, vous pouvez sauter ce passage) : un jour, un ami de Joyce lui rend visite et le trouve dans un état dépressif. Et bien James, dit-il, ça ne va pas aujourd’hui ! Vous n’avez pas écrit ? Si, répond Joyce, j’ai écrit sept mots. Mais c’est merveilleux, s’écrie cet ami ! Oui, dit Joyce, mais je ne sais pas dans quel ordre les mettre !

        Et Proust, le grand toqué de la littérature, le sur-moi, le phœnix du souvenir, l’aigle des hypocondriaques, qui enfilait sept manteaux les uns sur les autres parce qu’il était asthmatique !

        Il ne faut pas avoir lu Proust et Joyce pour lire le livre de Patrick Roegiers. Il suffit d’avoir écouté l’émission pour courir l’acheter. Si vous n’avez pas entendu cette émission et bien je ne peux que vous conseiller d’acheter le livre. Quand des artistes parlent d’artistes, croyez-moi, on est dans le vrai. . .

proust un bon bouquin

 

 

             

 

              Patrick Ringal

       

15/01/2010

Courageux, mais . . .

 

dent

 

 

           Mon corps est momentanément inaccessible. Je suis en maintenance. Ce n’est pas une révision, c’est une punition. Je suis modifié jusqu’à demain matin. J’ai une rage de dent. Une seule dent et tout est foutu. Une dent fidèle depuis ma naissance et elle me laisse sur le carreau, sur la glace. J’ai mal ! J’ai mal ! Vous entendez ! Aaah si j’avais écouté ma maman, j’aurais été chez le dentiste bien plus tôt. C’est toujours ce qu’on se dit. De même qu’on implore le Très Haut pour la première fois, mais je crois qu’il a assez de boulot en Haïti.

        J’abandonnerais bien cette dent à la souris pour qu’elle m’en débarrasse ; et si au passage elle pouvait me donner un rendez-vous chez un dentiste tout de suite . . .

        Je capitule. Je succombe. Je veux être incinéré. Je suis très courageux, je suis même le plus courageux de ma rue, mais pas aujourd’hui.

        J’ai mal à une dent. Que ceux qui ne connaissent pas cette douleur prennent une foreuse et fore là où vous savez, ça fait le même mal !

        Allez, à demain !

        J’espère . . .

 

 

             Patrick Ringal