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12/11/2008

Il reviendra

 

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C’est quand qu’il revient Ringal ? Il est parti dans le Grand Nord ou quoi !

On le sentait depuis quelques mois. On voyait bien qu’il ne venait plus très souvent sur son blog, et puis là, depuis des semaines, c’est l’absence totale. Je sais, il est musicien, il est chanteur et il a son groupe, mais il pourrait tout de même nous donner des nouvelles de Brutus et Rufus et de tous les autres ... Non !

Peut-être qu’il a déposé son argent à la Fortis et qu’il a tout perdu, alors ça le rend tout chose, ça lui donne la nausée et on n’écrit pas bien quand on a la nausée !

Oui, mais quel argent ?

C’est vrai.

Non, moi je crois qu’il est allé soutenir Barak Obama...

Aaaah...

Oui, et qu’il a fait campagne pour lui aux USA. Il est allé faire du porte à porte dans toutes les villes de tous les états de l’union.

Oui, ça expliquerait son absence. Mais maintenant que Barak Obama a gagné il pourrait rentrer, tu ne crois pas ?

Si. Alors disons qu’il fait la fête, qu’il est dans l’ivresse de la victoire...

... et dans les vapeurs d’alcool !

Mais je croyais qu’il ne buvait plus !

Juste.

Obama a gagné. On ressent un immense soulagement. On sent que le monde sera plus propre et plus paisible. Les américains nous ont donné une belle leçon de démocratie...

Plus paisible, plus paisible ! Tu sais que les américains n’ont jamais acheté autant d’armes depuis la victoire de Barak. Ils se sont rués dans les armureries pour acheter des colts, des guns, des fusils d’assauts, des fois que le black au pouvoir interdise les armes !

Des fusils d’assauts ! Mais qu’est-ce qu’on peut bien faire avec un fusil d’assaut chez soi ?

Peut-être que Ringal est tombé fou amoureux des mots fléchés et qu’il passe son temps à remplir des cases ?

Non, non, faisons lui confiance. Je crois qu’il reviendra...

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Patrick Ringal

cequejevois@hotmail.com

 

 

03/05/2008

Hillary et les électeurs

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       Aaah... cette Amérique si proche et lointaine ! Elle occupe une bonne part de nos pensées – non parce que nous y pensons, mais parce qu’on nous la rappelle sans cesse. Ainsi, nous apprenons que chaque seconde elle dépense 5000 dollars pour ses guerres contre les méchants, que ce même dollar chute et entraîne un déséquilibre mondial, que le premier ministre français y passe une journée, qu’il y a un alligator dans la cuisine d’une américaine, et puis ceci : le jeu vidéo « Grand theft auto 4 » s’invite dans la campagne présidentielle. En première page du très sérieux « New York Times », rien que ça ! 

         A l’époque, Hillary Clinton s’était offusquée de la présence de scènes érotiques dans le précédent opus. Aujourd’hui, elle se garde bien de faire le moindre commentaire, évitant de fâcher des millions d’électeurs (ceux qui achèteront le jeu). Nous savons que l’Amérique est puritaine (bien entendu) ! Elle n’aime pas le sexe mais bien la guerre. Elle n’aime pas l’érotisme mais bien l’image rigide des belles valeurs familiales. Aujourd’hui Hillary se tait pour la bonne cause, mais elle sait bien que l’américain aime baiser, faire l’amour et regarder les belles femmes et les beaux hommes, non ? Enfin, que diable ! Vous vous souvenez de Bill.

         Bon, alors, osons le pari qu’Hillary a vraiment appris quelque chose du passé. Qu’elle a ouvert les yeux. Qu’elle sait maintenant que le sexe n’est pas sale (en dépit du sida), que les fantasmes nous habitent tous, que ce n’est pas que dans le Bronx que l’on voit des déviances mais aussi chez les Mormons. Espérons que si elle se tait ce n’est pas pour garder des électeurs, mais aussi parce qu’elle a gagné en grandeur... et qu’elle se sent plus proche de toute l’Amérique. 

         Obama lui se tait, ou bien il murmure du bout des lèvres que c’est aux parents à contrôler leurs enfants et qu’il faut éteindre la console si les devoirs ne sont pas terminés. Bon, je crois que ce sont des paroles très propres, très sages, très vides, très – je ne veux pas trop prendre de risque mais en fait je ne sais plus trop comment faire pour reprendre du terrain à ma rivale - ! C’est qu’il devient un peu gris ces derniers temps. J’aimerais tellement qu’il reprenne des couleurs.

         Aaah... Cette Amérique qui n’aime pas l’érotisme ! Je crois que ça cache quelque chose.

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            Patrick Ringal

 

    cequejevois@hotmail.com

 

 

08/04/2008

La tour de King

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         Une vague connaissance (chauve mais parlant très bien le français) me demandait hier soir pourquoi j’aimais tant Stephen King ? 

         Je lui ai répondu que j’aimais tant cet auteur, tout comme j’aimais tant John Irving, Michael Connelly, James Elroy, William Boyd, et bien d’autres ...

         Mais vous ne lisez jamais de roman français ? 

         Non. (Je buvais du café alors que cette vague connaissance en était à son troisième verre de Gin soda, d’ailleurs il n’avait plus vraiment envie de parler, il avait envie de provoquer – ce qui arrive souvent avec les imbibés de l’emmerde !)

         Pourtant, il y a de très bons auteurs Français. 

         Je sais. Il y a aussi de très bons auteurs Russes et Japonais, et aussi Sénégalais ! Mais je ne lis jamais d’auteurs Français... Ni ne regarde de séries françaises.

         Et puis-je vous demander pourquoi ? 

         Les séries françaises sont de pâles copies. Les américains innovent. Voyez « Les experts », « Lost », « New York section quelque chose... », « Bones », « NCIS », et vous verrez que l’art de la série est devenu le huitième art ; alors que si vous regardez « Julie Lescaut », « Navarro l’indien », « La naine qui fait des miracles », « Maigret », vous comprendrez que nous nous trouvons en face d’un vieux système qui n’a pas réussi à prendre le train à temps. Tout est mal filmé, mal raconté, sonne faux. Nous avons en face de nous l’art des tranchées de l’audiovisuel. Pour les romans, je préfère la littérature anglo-saxonne. Elle foisonne. Elle digresse, cette tigresse. Elle est moins conservatrice. Mais ça n’engage que moi. King, Connelly, Boyd, ont décidé, à ma place, de me plonger dans leur bain ! Quand vous lisez un roman américain vous en lisez deux...

         Comprend pas ! 

         (Pas étonnant. Il venait de commander son quatrième verre.)

         Et bien, ai-je dit en me reculant pour fuir son haleine de hareng, vous avez le roman et sa traduction. Un style qui en traduit un autre. 

         Mais King ne fait pas de la littérature ! Il écrit de l’horreur !

         Oui, vieux débat. Moi je vous dis, Stephen King est un génie. 

         Mais vous n’avez même pas terminé « La tour sombre » !

         Que non ! Grand dieu ! 

         Mais... La finir pourquoi temps pas encore... ?

         (Et voilà, le verre de trop qui lui foutait l’alphabet cul par dessus tête !) 

         J’ai déjà lu 3000 pages et il m’en reste 2000. Je ne veux pas terminer ce roman trop vite. Je le goûte. Je mesure que je suis en face d’une œuvre majeure. Je ne veux pas connaître la fin avant d’être prêt à la connaître. Vous comprenez ?

         ... 

         C’est comme une cave à vin. Je sais qu’il me reste 12 bouteilles de Mouton Rothschild et je n’ai pas l’intention de me les enfiler en quelques soirées. Après, il n’y en aura plus. Et bien, c’est exactement la même chose avec « La tour sombre ». Quand je l’aurai terminé, il n’y aura plus jamais de mystère autour de ce roman.

         (Cette vague connaissance dodelinait de la tête. Je lui ai posé un cinquième verre en face de lui et je suis parti. Cette vague connaissance aura terminé ses cinq tomes de Gin soda en moins d’une heure et moi il me restait des mois, voire des années pour terminer les trois tomes restants de la Tour de King. A chacun son rythme...)

 

 

 

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            Patrick Ringal

    Cequejevois@hotmail.com