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17/01/2012

Bréviaire 4

J’emprunte au « Jeu du dictionnaire » sur la Première radio, l’idée des définitions, mais je tiens à préciser que toutes celles que vous allez lire maintenant et à l’avenir, sont extraites du « Bréviaire de Ringalor » qui par ailleurs, comme tous les textes, sont soumises aux règles du droit d’auteur en vigueur dans l’univers entier. . . (dépôt Sabam)

 

 

Bréviaire du retour des vacances

 

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Péage : nom masculin, terme très agressif qui se décline généralement au pluriel.

 

 

 

Enfants : Nom que les familles dans le besoin aimeraient décliner au singulier. Également ; ceux qu'on aimerait abandonner sur une aire d'autoroute (payante), mais seuls les animaux domestiques peuvent subir ce sort.

 

 

 

Aire d'autoroute : locution qui désigne tout le contraire d'un air d'opéra, mais qui désigne également un espace dans lequel les enfants peuvent s'égayer en toute liberté pendant que les parents se demandent ce qu'ils vont faire d'eux. (Voir : enfants)

 

 

 

Bouchons : nom masculin pluriel, qui ne se rencontre qu'entre deux péages. Nom qui désigne un endroit où l'on aimerait tout faire sauter.

 

 

 

Visa : toute petite carte plastifiée qui permet de dépenser de toutes grandes sommes d'argent.

 

 

 

Studio avec vue sur la vallée : locution qui désigne un petit studio non meublé avec vue sur l'arrière-cour.

 

 

 

Beau temps : concept que l'on ne rencontre qu'en dehors des vacances.

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Forfait : Ensemble de prestations, de services proposés à prix forfaitaire, c'est à dire, à un prix qui dépasse le forfait.

 

 

 

Retour joyeux de vacances : (voir ― enfants, péages, etc. . .).

 

 

 

Merde : gros mot, très familier, qui désigne un état d'esprit quand on ouvre ses extraits de compte après les vacances.

 

 

 

Bonne rentrée à tous !

 

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Patrick Ringal

 

 

 

 

 

13/12/2011

Ik hou van je Di Rupo

 

 

 

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        On me demande pourquoi je ne parle pas plus de l'actualité politique en ce moment ; le nouveau gouvernement, le budget, les 11 milliards, les 5 milliards récoltés par les bons d'état et tutti quanti ?

 

Parce que j'ai mal aux genoux, que je réponds.

 

Je ne vois pas le rapport ?

 

Moi non plus. Il y a bien des femmes qui ne veulent pas faire l'amour parce qu'elles ont mal de tête, et je ne vois pas non plus le rapport. . .

 

Ceci dit, que je continue, je parle gouvernement et je pense gouvernement. Je suis fier de mon pays, si petit que tout le monde l'observe parce qu'il est une réplique naine de l'Union européenne : faire coexister, survivre et s'entendre différentes communautés, qui ne parlent pas la même langue, qui ne pensent pas comme l'autre, qui n'ont pas les mêmes goûts, les uns plus intelligents, les autres plus primaires ; les uns latins et les autres Germaniques, les autres avec beaucoup d'argent (selon eux) et les uns pauvres comme des assistés du règne flamand. Faut être belge pour réussir un gouvernement aussi improbable !

 

Je pense Di Rupo 1er, je vis aujourd'hui avec lui, je suis derrière lui parce qu'il fait la nique aux extrémismes et aux gorets séparatistes. De plus, il est une injure vivante et méprisante au nationalisme. Pensez un peu à ça ; un immigré italien, élevé sur terre battue dans une cabane en bois qui devient premier ministre ! Là où les « Ich bin ein vrai belge ! » n'ont pas réussi, lui y est arrivé.

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Bart n'en finit pas de bouffer du francophone. Le pire pour lui, c'est que depuis quelques jours il pète en français ! Ça me ravit. . .

 

 

 

Patrick Ringal

 

 

 

 


24/11/2011

Prendre ses précautions

 

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― Monsieur le directeur, nous sommes prêts.

 

― Bien. Monsieur le sous-directeur, avant d'aller annoncer la nouvelle, reprenons point par point tous les points qui nous concernent. Alors . . . Les avoirs de la société ont-ils été versés sur un compte à l'étranger ?

 

― Oui.

 

― Nous sommes-nous versé nos bonus ?

 

― Tout est en règle.

 

― Bien, avez-vous pris votre sac de couchage pour la nuit ? Vous savez que les employés vont certainement nous retenir.

 

― J'ai un sac de couchage tout neuf et je me réjouis de l'essayer cette nuit.

 

― Moi aussi. J'ai même acheté un matelas gonflable.

 

― Parfait monsieur le directeur, vous n'êtes pas directeur pour rien !

 

― Notre chauffeur nous attendra-t-il à la porte dérobée ?

 

― Il y est déjà monsieur le directeur.

 

― Lui avez-vous dit de prévoir le champagne ?

 

― Le meilleur. . .

 

― Vous pensez à tout, je suis fier de vous avoir comme sous-directeur.

 

― Bien, je crois que tout est en ordre.

 

― Je le crois aussi.

 

― Alors, c'est parti, allons virer tous nos employés ! Plus qu'une fois dormir et nous serons libres de profiter de nos avantages chèrement acquis.

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Patrick Ringal