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06/01/2008

Alexia rencontre Védrine 2

             L’histoire d’Alexia a commencé le 12 juillet 2007

 

  

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           Le lendemain, les journalistes entrèrent dans la chambre d’Alexia. Ils prirent des chaises et s’assirent tout autour du lit. Quelques-uns s’étaient muni d’un petit appareil photo, un de ces appareils que l’on peut cacher dans sa main. Un appareil silencieux. Un appareil James Bond. Les journalistes respectaient la vie privée d’Alexia, mais ils avaient tout de même vachement envie de la prendre en photo... vu l’état de son visage et de son corps !

         Elle continua son histoire :

         « Ils se regardèrent. Le metteur en scène prit son mal en patience. Ils se regardaient toujours. Le metteur perdit un peu de son mal en patience. Mais il n’osait pas intervenir ; tout le succès du « Gardien du Prado » reposait sur les épaules d’Alexia. Elle était une des dernières stars du roman-photo, pas trop capricieuse, il fallait bien l’admettre, mais quand elle avait quelque chose en tête il valait mieux lui laisser le champ libre. 

         Les romans-photos se vendaient en millions d’exemplaires grâce à Alexia, alors il fallait la ménager, il fallait lui laisser le temps de regarder Védrine. Et justement, c’était ce qu’elle faisait. Le metteur en scène toussa. (Je ne sais pas pourquoi tousser est un signe pour attirer l’attention, mais bon, on se contentera de le laisser tousser !) Le metteur en scène se dit qu’il n’engagerait plus jamais un assistant avec une belle gueule ! Il frappa du pied. Il se gratta le nez. Il détourna le regard. Il regarda le soleil qui filait plein pot pour aller se coucher. Il n’y tint plus, et finit par dire : Dites ! Est-ce qu’on pourrait continuer la séance ? Le soleil ne va pas tarder à nous dire bonsoir et j’aimerais ne pas devoir revenir sur cette séquence demain ... Pourquoi faut-il toujours que les hommes tombent amoureux de toi Alexia... ?

         Elle ne fit pas attention à la remarque. Védrine si. Il détourna le regard et se replongea dans son travail (il fallait qu’il nettoie deux objectifs, et puis il n’avait pas envie de perdre sa place). 

         - Alexia, tu m’entends ?

         - Ouuuui, dit-elle d’un ton agacé. 

         - On peut travailler ? 

         - J’ai envie d’une pause café ! 

         - Alexia ! Il reste quelques plans ! Ce sont les derniers. Demain, tu pourras dormir plus longtemps...

         Ca c’était un argument qui plaisait à la belle ! 

         - Jusqu’à quelle heure ? demanda-t-elle en tournant à nouveau le regard vers Védrine, comme si elle l’invitait déjà à passer cette longue nuit avec elle, comme si elle savait que l’assistant photographe ne pourrait pas résister, et puis qui résistait à Alexia, qui ?

         - On commencera les intérieurs au Prado à 11 heures. 

         - Oh mais c’est tôt !

         (Qui disait qu’Alexia n’était pas capricieuse ?) 

         - Bon, midi...

         - Ok ! 

         Elle envoya un baiser au metteur en scène. Elle glissa un regard à l’assistant Védrine. »

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          Une infirmière entra dans la chambre et dit sur un ton feutré qu’il fallait laisser Alexia se reposer. « Vous pourrez revenir cette après-midi. » Les journalistes se levèrent sans protester, mais en prenant tout de même quelques photos du mannequin au visage méconnaissable.

         Alexia quant à elle, caressa son album photo qui se trouvait sur la petite table à côté d’elle ...

 

 

 

 

           Patrick Ringal

 

   cequejevois@hotmail.com

 

 

27/11/2007

Le poisson rouge

 

 

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          Ah, ce mariage ! Paix à mes ancêtres ! Je dirais même qu’il fut sublime ! Ils étaient tous là ... Placide traînait beaucoup du côté du bar en se demandant quand il allait prendre ce qu’il n’osait nommer. Brutus et Rufus ont été aux anges en voyant qu’il y avait un étang, alors on ne les a pas vus. Mais il me suffisait de savoir qu’ils étaient là. Alexia s’est faite plus discrète. Elle est d’ailleurs repartie très vite car elle devait retourner à l’hôpital. Gisèle et son curé sont venus nous féliciter. Gisèle m’a fait un clin d’œil parce qu’elle a aimé qu’un homme montre à ce point l’amour qu’il a pour sa femme...

         Et alors me direz vous, pourquoi le mariage, hein ? C’est vrai, pourquoi ? Après treize ans de vie ensemble. Qu’est-ce que ça change ... 

         On sait que l’amour est compliqué et qu’il n’y a rien de plus enrichissant que de prendre les chemins de traverses, mais un moment, et chacun choisi le sien, c’est un pur bonheur que de galipetter en ligne droite ! Y a pas de honte à ça !

         Alors le mariage c’est ça ! C’est se dire, maintenant j’ai vraiment envie de lui appartenir, de l’aimer, je ne veux plus faire semblant que la vie pourrait continuer comme si de rien n’était, alors que tout est en grève quand elle est partie, ou qu’il est parti ! C’est un lien, un sacrement qui dit tout. Y a plus de faux semblants. Il n’y a rien de nouveau en soi. On doit toujours se laver les dents le matin et le soir, on doit toujours faire les choses de la vie, toutes les choses de la vie, c’est à dire qu’on doit toujours vivre, mais qu’il y a un petit plus quand c’est à deux et qu’on n’essaye plus de tricher ! 

         Et ceux qui se demande, mais pourquoi ? Pourquoi un mariage avec un Père ; en fait une bénédiction. Oui c’est vrai, nous ne sommes pas pratiquants, mais nous croyons en Dieu.

         J’adore me souvenir de cette phrase célèbre, qui va beaucoup plus loin que son énoncé, cette phrase du poisson rouge, qui dit : il y a bien quelque part un Dieu, sinon qui changerait l’eau du bocal !

 

 

 

 

           Patrick Ringal

 

   cequejevois@hotmail.com

 

 

05/08/2007

Quand le lion rugit ...

 

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         ... l’Europe sourit, tellement c’est petit ! 

         Et Alexia retrouve des forces au fond de son lit. Bientôt nous pourrons à nouveau lui parler. Heureusement, elle est Italienne et aime le français.

         Ah ces flamands ! Ils n’en ratent pas une ! Maintenant faudra que les profs de trois écoles primaires communales de Zaventem, Sterrebeek et Wolume-Saint-Etienne ne s’adressent aux parents qu’en flamand ! Alors qu’il y a 20 pour cent de francophones et bon nombre de ressortissants européens. Sont comme les canidés ; plus c’est petit, plus ça aboie fort... Y a du Leterme là derrière, non ? En tout cas, c’est le même parti. Panique. Mais c’est qu’on veut exister monsieur ! Au beau milieu de l’Europe, c’est t’y pas ridicule... Déjà qu’ils seront bientôt sous eau... Au moins, se noieront en néerlandais. Ah ces flamands ! C’est qu’ils seraient prêts à nous la jouer « guerre ethnique » ! Non mais, vous imaginez, vous perdre dans une de ces communes et demander son chemin en français ! Oh la, la, la, la ! Oh la haine ! Oh l’opprobre !

         Font pipi sur tout leur territoire. Faites l’expérience. Prenez la chaussée de Bruxelles... Départ, ben Bruxelles, direction Waterloo. Bien. Observez les feux de signalisation. Ils sont rouges et blancs, puis deviennent jaunes et noirs (on est chez les flamands) et redeviennent rouges et blancs (on est revenu chez nous, ouf !). M’étonnerait pas qu’ils décident un jour de peindre la route elle-même, ou de tailler les arbres qui la bordent d’une autre façon !

 

 

 

          Patrick Ringal

 

  cequejevois@hotmail.com