Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

01/02/2012

Une cliente très exigeante

 

 

 

cost 1.jpg



― Bonjour chère madame, que puis-je faire pour vous ?

― Nous voudrions annuler notre croisière en méditerranée.

― Mais . . .

― Tatata ! Je sais que vous allez me dire que nous ne risquons rien, que vos bateaux sont très solides, qu'ils respectent toutes les normes de sécurité, qu'il y a assez de gilets de sauvetage et de chaloupes, mais ce qui nous préoccupe mon mari et moi, c'est le trajet que va emprunter votre bateau.

― Un trajet merveilleux chère madame ! Digne des plus grandes conquêtes de l'homme ! Unique comme le fut l'armada romaine quand elle prit le large vers la Gaule ! Vous ne risquez rien, nos bateaux sont très solides !

― C'est ce que je viens de dire que vous alliez me dire ! Mais est-ce que vos bateaux flottent quand ils coulent ?

― Heu . . . nos bateaux ne coulent pas, je vous assure, ils sont prévus pour flotter encore pendant de longues années.

― Mais si le bateau rencontre un rocher, est-ce qu'il flottera assez longtemps pour que mon mari et moi puissions, soit finir notre repas, soit terminer notre nuit de noces, soit nous rendre calmement avec tous nos bagages vers une chaloupe confortable ?

― Il n'y a pas de rocher dans notre itinéraire.

― Mais s’il y avait un rocher inconnu ?

― Vous voulez dire un rocher à la dérive, un rocher flottant ?

― Oui. Enfin, je ne sais pas si les rochers flottent ?

― Il n'y a pas de rochers à la dérive en méditerranée.

― Tatata ! Et le rocher que le Costa machin a touché, il était bien en méditerranée !

cost 2.JPG

 

― Oui, mais il ne flottait pas chère madame.

― Alors, comment ça se fait que le bateau l'a touché ? Je croyais que la mer était profonde. . .

― Heu . . .

― Tatata ! Nous voulons une croisière dans une mer très profonde, sans rochers flottants.

(L'agent de l'agence de voyages prit une profonde respiration pour ne pas couler.)

― Ah ! Encore une chose ? Votre commandant est-il Italien ?

― Oui . . .

― Voilà un mauvais point pour vous ! Les commandants Italiens sont les premiers servis en cas de naufrage !

― . . .

― Que ce soit bien clair, nous voulons un commandant qui aime rester à bord en toutes circonstances, une mer très profonde sans rochers flottants et un prix défiant toutes concurrences, vu la crise dans votre secteur. . .

 

cost 3.jpg

 

Patrick Ringal

 

 

 

16/03/2008

Quel spectacle !

8e77e51f269656b9e718c2d4f2615c8a.jpg 

         J’ai été admirer les vagues. Elles étaient gigantesques. Elles étaient belles comme un envol de mouettes. Je ne pouvais plus détacher mon regard. Je pleurais. Oh non ! Pas de tristesse, mais bien parce que les embruns fouettaient mon visage.  Je me sentais toute petite. J’avais pris le train et pendant tout le trajet j’ai observé la nature. Les arbres se balançaient comme, heu... je ne sais pas comment ils se balançaient... C’était beau, mais ça passait vite. Et puis, je suis arrivée au bout de la Belgique. C’est vrai qu’elle est très petite. 

         Je suis allée sur la digue. Et là ! Mes très chers, des vagues ! Mais des vagues comme des manteaux d’hermine ! Et une vague (par je ne sais quelle force de la nature, ou de la lune...) qui était aussi grande qu’un immeuble dans ma rue à Bruxelles. J’étais contente qu’elle se couche avant d’atteindre la digue.

         Je suis aussi contente d’habiter dans une ville qui est loin de la mer. J’ai peur de l’eau. Regardez les bateaux qui s’échouent sur les plages ! L’eau est forte. Je sais que ne n’écris pas bien, mais je voulais vous dire que le spectacle de la nature rebelle est plus beau que le spectacle des automobilistes coincés dans leur voiture.

         Je m’appelle Rosine et j’aurais mieux fait de ne pas mettre de rimmel !

 

 

 

 

             Patrick Ringal

 

     cequejevois@hotmail.com

 

 

08:15 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Humeur, naufrage, vagues, mer, vent