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22/04/2011

Risque zéro

 

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On s'habitue à tout. Regardons un peu en arrière :

 

Il y a eu Tchernobyl et l'angoisse majeure de la radioactivité. Plus personne ne pensait au nucléaire, plus personne n'avait peur, fondamentalement peur de Tchernobyl. C'était avant, bien avant.

25 ans plus tard, il y a Fukushima. De quoi frémir un petit peu, non ? Pourtant, nous faisons la paix avec la peur primitive de l'inconnu. L'atome s’emballe, mais nous pensons au fond de nous que l'homme le maîtrise.

Fukushima sera beaucoup plus grave que Tchernobyl.

 

Il y a eu la grande émotion de la marche blanche, l'odieux Dutroux, le pervers Nihoul et la satanique Martin.

Aujourd'hui, nous avons l'ancien évêque de Bruges qui tient des propos aussi ahurissants que les faits qu'il décrit.

Bien entendu, l'ancien évêque de Bruges n'a pas tué et emmuré des enfants comme Dutroux l'a fait.

Peut-être qu'il faudrait, par acquit de conscience, aller creuser dans les cloîtres de Bruges pour en être bien certain. . .

 

Des marées noires noircissent régulièrement les mers et les côtes, alors on finit par s'habituer. Tellement s'habituer que la catastrophe de la plate-forme pétrolière de BP n'est qu'un détail de plus, quelques millions de litres d'or noir, ajouté à la longue liste des dommages que nous faisons subir à notre seule et unique planète.

 

On s'habitue à tout.

On s'habitue au « risque zéro n'existe pas ». Or, le « risque zéro n'existe pas » devrait nous avertir dans le choix des risques zéro que nous envisageons de prendre. . .

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Patrick Ringal

 

 

12/04/2011

Aaah .. . les fleurs !

 

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Nous nous sommes retirés deux jours pour profiter du soleil et de l'air sain. Nous avions besoin de faire le point sur ce monde nouveau que nous ne connaissons pas.

Quand il y a une donnée inconnue qui apparaît et qui bouleverse tout, même une fleur qui s'ouvre et s'épanouit nous paraît désuète et révolue. . .

Avant de partir deux jours dans un bunker suisse, je venais de lire dans le « Moustique », pour la première fois de ma vie, une publicité, un conseil, un avertissement officiel des autorités belges sur ce qu'il fallait faire en cas « d'accident nucléaire » !

En lisant cette publicité on prend conscience que nos vertes années sont derrière nous et que tout compte fait, pourquoi cesser de fumer et de boire ?

Un fumeur atomisé ressemble trait pour trait à un non-fumeur atomisé. . .

Quant à l'alcoolique atomisé, il n'a pas conscience de ce qui lui arrive, contrairement au non-alcoolique sous influence de l'atome. . .

Ma femme et moi avons trinqué à la santé des fleurs indécentes d'un autre temps.

 

Patrick Ringal