Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

06/10/2011

Des milliards

 

des milliards 2.jpg

 

 

 

 

Il y a un truc qui me chiffonne depuis quelques jours en tant que non-économiste : on parle de milliards et de milliards d'euros. La Grèce a besoin de milliards, encore plus de milliards qu'avant. Dexia a 100 milliards qui ne sentent pas bon et voilà qu'on va les planquer dans une vilaine banque. Les gouvernements français et belge ont donné 150 milliards en garantie à cette vilaine banque. L'Europe assure la stabilité de la zone euro en aidant par milliards ceux qui frémissent.

Ah oui, je crois bien que la Belgique a déjà donné des milliards à cette même Dexia et à Fortis en 2008. . .

Alors ce qui me chiffonne c'est : d'où viennent tous ces milliards ? Hein ? Ils sortent d'où ? Comment on crée des milliards ? Ils n'étaient pas là hier et maintenant il y en a tout plein, vraiment tout plein, des milliers de milliards qui naissent et se reproduisent comme les lapins.

Je sais comment on construit une maison, comment on consolide son couple et aussi comment faire naître un roman ou une chanson ; je sais aussi pourquoi les avions volent, je sais que les nuages sont constitués d'eaux et qu'ils ne cachent pas la vie des anges, alors j'aimerais continuer à comprendre le monde dans lequel je vis et donc comment on fabrique des milliards ?

Mon fils aussi aimerait comprendre le monde qui l'entoure. Il m'a demandé hier : tu peux me donner 50 euros ― pour je ne sais plus quoi ― ?

Je lui ai répondu qu'il n'y avait plus d'argent sur le compte. Suite à cette réponse, somme toute réaliste de ma part, il s'est exclamé avec sa logique du monde dans lequel il vit : tu n'as qu'à remettre de l'argent sur le compte !

Va-t’en lui expliquer maintenant !

des milliards 1.jpg

 

 

Patrick Ringal

 

 

22/09/2011

Jo Dalton-Sarkozy est mal

 

pa 2.jpeg

― Oui Monsieur le Président Jo Dalton-Sarkozy ? Vous m'avez appelé ?

― Non !

― Ah, pardon, sans doute vous êtes-vous énervé trop fort, trop tout seul, trop verbalement. . . Trop seul, je présume, dans votre grand bureau ?

― Non, je suis très bien en ma compagnie, mais c'est vrai que je me suis emporté ! Je ne supporte plus Dominique. Revenez demain, pour l'instant je dois essayer de me calmer.

― Vous voulez parler de DS...

― Ne citez pas son sigle nom de dieu ! Demain !

 

Et ne croyez pas que le conseiller personnel de Jo Dalton-Sarkozy n'aura plus rien à faire jusqu'à demain. . . Non, non, il va maintenant se rendre au chevet de Madame Dalton-Sarkozy-Bruni qui, ne supportant plus de voir tous ces journalistes poursuivre DSK et ne la poursuivant plus elle, est occupée a lancer des fléchettes sur un portrait du même DSK. Le conseiller personnel du Président va s'employer à la distraire et à lui faire oublier le temps des pyramides et des croisières de luxe avec son petit mari, certes nerveux, mais oh combien poursuivi par les journalistes. . . !

 

Le lendemain, donc . . .

5138990484.jpeg

― Vous m'avez ap. . .?

― Non ! Je me suis énervé !

― Toujours à propos de DSK ?

― Oui, oui, oui ! Il m’obsède ! Ne prononcez plus jamais son sigle !

― Bien. Ainsi, vous vous êtes emporté à cause de Dominique Strau. . .

― Dominique suffira ! Maintenant que vous êtes là, prenez ce tabouret et venez vous asseoir à côté de moi. Non, pas celui-là, le tout petit tabouret !

― Je n'ai plus 20 ans, Monsieur le Président Jo Dalton-Sarkozy, et mon dos me fait mal !

― Nous n'en aurons pas pour longtemps. Alors, dites-moi pourquoi j'ai été nommer cette brute perverses au sommet du FMI ? Qu'est-ce qui m'a pris ce jour-là ! J'ai appris qu'il était devenu l'homme le plus célèbre de la planète ! Vous vous rendez compte ! Il y a plus d'articles sur lui en trois mois que sur moi depuis ma réincarnation élyséenne. . .

― Ne pensez plus à ça, Monsieur le Président, songez plutôt à la France, cette belle et grande nation sur laquelle vous rayonnez ! Vous aimez votre pays, non ?

― Oui. . . Mais faudrait d'abord qu'il me réélise pour que je m'occupe sérieusement de lui. J'vais tout de même pas le sortir de la merde pour mon successeur !

― Dominique n'a pas la même vision, Monsieur le Président, il veut sauver le monde malgré sa terrible épreuve. . .

― Quelle épreuve p'ov de vous ! Quelques heures dans une prison ! C'est pas cher payé pour être Numéro 1 sur Google ! On ne pourrait pas me trouver une femme de ménage qui m'accuse d'avoir des idées bien arrêtées ?

― Dominique ne sera pas président Monsieur le Pr.....

― Et alors ! Il suffira qu'il ouvre la bouche pour qu'on l'écoute plus que moi ! Je veux aussi être numéro 1 sur Google ! Ah oui, demain ! Il y a demain. . . avec ce foutu anniversaire du 11 septembre ! Black Obama sera sur toutes les chaînes de télévision, toute la journée, même toute la nuit avec le décalage horaire et moi j'aurais juste droit à un petit pupitre pour faire un discours ! Ooooh que je me sens mal ! C'est une très vilaine période à passer mon cher conseiller. N'allez pas dire que Carla Dalton-Sarkozy-Bruni est un soutien, non, elle soutient son ventre qui porte Dalton-Sarkozy-Bruni-Junior. . . Putain de vie de Président !

mal.jpg

Patrick Ringal

 

 

23/05/2011

Quel destin !

 

 

destin 1.jpgJ'ai passé deux jours assez tourmentés et tout ça à cause de Dominique Strauss-Kahn !

Ce n'est pas Dominique Strauss-Kahn lui-même, je dois dire que la personne ne me touche pas outre mesure, mais la situation.

Je ne pense pas que la classe politique française croit en l'innocence de Dominique Strauss-Kahn, certainement pas ! Elle sait que ce puissant, ce monarque monétaire, ce patron de tout l'argent du monde, est porté par sa bite et ses pulsions. Elle sait, comme moi, que Dominique Strauss-Kahn a certainement voulu profiter de la jeune femme ― nous verrons comment et pourquoi quand il pourra s'exprimer ; elle sait que tout lui réussissait et que sa femme lui pardonnait ses écarts et ses infidélités, alors dans ces conditions, comment ne pas se réjouir de la chute d'un homme ?

Non, la classe politique française s'offusque de savoir un des siens « présumé coupable », alors qu'en France c'est le « présumé innocent » qui régit la justice.

Dominique Strauss-Kahn, bien fait pour lui, n'avait qu'à se tenir, mais la France ne supporte pas qu'on s'en prenne aux droits qui sont les siens.

destin 2.jpg

 

Tout ça, c'est de la bibine, du jus de gomme à cinq cents.

Ce qui me touche c'est le destin d'un homme.

Je le vois dans sa cellule, seul, hagard, égaré entre hier et aujourd'hui. . . Ne pouvant s’empêcher de penser qu'il aurait du être à Bruxelles pour présider un sommet des ministres des Finances, puis demain dans je ne sais quel jet privé pour se rendre dans un pays rempli de palaces et de courtisanes et y diriger l'équilibre fragile d'une balance économique (car il est très doué, même le plus doué de tous selon ses collaborateurs).

Seul, en tenue de condamné, sur une île, dans un pénitencier à quelques encablures de Manhattan !

Seul, parce qu'il a eu cette gueuse de pulsion !

Seul, parce qu'il mérite d'être là et qu'il ne peut pas mettre sur pause et revenir en arrière. . .

Je vois ce visage défait et il me hante.

Vous savez pourquoi ? Parce que c'est le visage de quelqu'un qui sait qu'il est coupable, mais qui ne pourra jamais l'avouer.

Avouer, pour Dominique Strauss-Kahn, revient à admettre qu'il est le plus niaiseux de tous les primates de la planète ! Plus concombre qu'un bonobo !destin 4.jpg

 

 

Patrick Ringal