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25/01/2012

Comment dire, train ou pas train ?

 

Je vais vous expliquer pourquoi je suis moins présent sur mon blog en ce moment ― mais plus pour longtemps. Je vous le dois.

C'est une tranche de vie et dans cette tranche il y a un spectacle que je répète et que je vais jouer en février et mars ; vous pouvez vous en faire une petite idée sur :

 

Ringal. . .

 

Mais également, j'écris mon quatrième spectacle.

Bon, il est presque terminé, donc ce n'est plus une excuse. Je ne peux pas vous en dire le titre. Sachez seulement qu'il commence par M. . . et qu'il se termine par . . . ! Entre les deux, il y a le plus beau titre de spectacle jamais imaginé !

Si, si, je vous assure. . .

 

gare 1.jpg

 

Dans ma récente tranche de vie, je me suis dit un matin : tiens, si je prenais le train pour aller répéter à Gembloux. Bonne idée, non ? Moi qui n'ai plus pris le train depuis les années 80 !

Donc, me voilà en route pour prendre le train de 16h37. J'arrive à la gare et je constate que mon train aura 20 minutes de retard. Pas grave. Ensuite, le retard est passé à 30, puis 40, puis 51 minutes, avant de ne plus savoir combien. Finalement, le train est arrivé avec une heure et vingt minutes de retard. J'étais évidemment en retard moi aussi pour ma répétition.

Je fais ma répétition et je me rends à la gare de Gembloux pour prendre le train de 22h05, le train retour, avec l'espoir que je rentrerai bien chez moi le soir.

Heureusement, le train est à l'heure. Quel bonheur. Je m'installe dans le compartiment vide ― non sans regarder autour de moi s'il n'y a pas quelques vilains prêts à me détrousser, et le trajet commence.

ga.jpg

Vingt minutes plus tard, pan ! Le train s'arrête au milieu de nulle part, dans le noir, le noir agressif parce que ce n'est pas celui de ma chambre.

Nous y sommes restés une heure !

Figurez-vous que le train avait percuté une poussette d'enfant posée en plein milieu des voies ! (Oubliée sans aucun doute par une maman distraite!)

J'ai évidemment raté ma correspondance et j'ai été contraint et forcé de terminer le trajet à pied, car il n'y avait plus de trains. Heureusement pour moi, je suis en bonne santé et j'ai de bonnes jambes !

Qu'est-ce que vous en pensez ? Moi, j'en pense que les trains sont utiles pour partir en vacances (encore qu'il vaut mieux ne pas partir lundi 30 janvier!), mais qu'ils sont totalement inutiles pour aller répéter un spectacle . . . !

 

Patrick Ringal

 

 

 

 

 

25/02/2010

Dialogue décalé

 

dialoge décalé

 

 

        Voici l’interview faite par un journaliste de RTL :

 

-      Bonjour monsieur, alors, vous étiez dans le train à Buizingen ?

-      Oui.

-      Vous avez vécu un véritable cauchemar !

-      Non pas vraiment, j’étais dans le dernier wagon.

-      Le choc fut terrible ?

-      Je n’ai pratiquement rien senti. Oui, il y a eu un choc, mais bon, ça arrive hein !

-      Il y a eu des centaines de blessés, certains étaient dans un état grave . . .

-      Oui, il paraît.

-      Mais dites-moi, quand vous êtes sorti du train, il y avait du sang partout ?

-      Non.

-      Vous avez enjambé des corps mutilés ?

-      Non.

-      Je comprends, c’est difficile de revivre ces moments. Dites-moi, vous avez cassé une vitre pour sortir et écarté des bras et des jambes arrachées, comment fait-on pour se remettre d’un tel choc ?

-      Non, je suis sorti par la porte du train et ça m’a fait du bien de respirer le bon air. J’étais dans un ancien wagon fumeur alors vous comprenez ça ne sent pas toujours bon.

-      J’ai entendu dire que vous aviez des traces de cervelles sur votre costume ?

-      Si vous continuez à me poser des questions aussi stupides c’est votre cervelle qui va se retrouver sur mon costume !

-      Je comprends, c’est horrible. Vous avez perdu tout espoir de dormir en paix. . .

-      Non, je dors toujours très bien dans les trains !

-      Vous ne rêvez pas de grosses locomotives qui font tchouc-tchouc-tchouc et qui vous foncent dessus ?

-      Non, mais je rêve maintenant qu’un gros ours qui fait uuf-uuf-uuf vous défonce le derrière !

-      Je comprends. Vous avez perdu le sens des réalités. Vous savez que vous pouvez compter sur notre chaîne pour vous soutenir. Nous allons organiser un télétrain avec les survivants mutilés pour récolter des fonds. . .

 

 

         Patrick Ringal

16/02/2010

Mes condoléances

 mes condoléances

 

 

       Il n’y a pas de mot pour décrire le drame que nous avons tous vécu hier matin et surtout hier soir en rentrant chez nous et découvrant les images à la télévision, c’est une terrible tragédie. Ce sont des morts inutiles (comme si une mort pouvait être utile . . . Oui, certaines peuvent l’être), des morts qui nous rappellent qu’on ferait bien de profiter de la vie à chaque instant. Tout peut arriver et la vie a vite fait de s’envoler. On lit peinard dans son train du matin et on se retrouve sous quelques tonnes de ferrailles avec la cervelle à la place des jambes.

        Aujourd’hui est un jour gras en principe, mais ce sera un mardi plombé, quoique dans quelques heures, avec l’aide de millions de litres de bière, les frimas de la consternation seront remplacés par les brumes de l’alcool. Carnaval quand tu nous tiens ! La vie continue.

        Il n’y a pas de mot. Je fais mes condoléances sincères aux familles touchées par ce drame.

        Je retiendrai une chose importante ; c’est que flamands et wallons avaient tellement envie de se retrouver qu’ils ont foncés les uns vers les autres dans des trains sur la même voie.

        Je retiendrai que ce drame nous rappelle que nous sommes tous égaux et belges devant la mort.

 

 

          Patrick Ringal