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25/09/2009

Ennuyeux

COMPTOIR Ringalor 8 

             Ce que ça peut être ennuyeux de rester assis toute la journée a contempler un comptoir de bistrot ou une rangée de canettes de bière. A en mourir. A vouloir changer de sujet. Ce qui va être le cas dans très peu de temps. Ringalor est fatiguant. C'est chiant un mec qui cesse de boire et qui se regarde le nombril. T'as rien d'autre à faire que de discuter avec toi-même ! Et bien justement, il va bientôt aller retrouver son ami Brutus à la pèche. N'allez pas regarder cette vidéo sur Youtube. Je vous le déconseille fortement s'il vous reste un peu de jugeote ! Pensez que vous avez mieux à faire. Penser n'est déjà pas facile, alors s'il faut en plus regarder quelqu'un d'autre qui pense savoir ce que penser veut dire... Libre à vous, mais je vous aurai prévenu...

            En attendant, je vous dis à plus !

 

            Ringalor (8) (Vidéo)

 

20/03/2008

Gisèle se confesse

        

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          Je ne vous l’ai jamais dit, mais il y a un pub Irlandais à Amboise sur Alèthe, et j’aime m’y rendre le vendredi après le marché. Je sais que ce n’est pas de bonne tenue. Je m’y rends pour boire une pinte de Guinness. Une seule. Je peux vous dire que cette pinte est suffisante pour me mettre de bonne humeur toute la journée. Oh que oui ! Je ne l’ai jamais avoué à monsieur le curé. (Bien que je le soupçonne de boire beaucoup plus que son vin de messe ! Il y a une cave en-dessous de la cure. Monsieur le curé dit que cette cave est un don de Dieu et que de temps à autre il aime aller s’y recueillir...) Une bonne pinte de Guinness et le monde prend des allures, comment dirais-je, des allures de jour de noces. 

         Je retrouve bon nombre de nos paroissiens au pub Irlandais (le St-Patrick). Les habitants d’Amboise, comme beaucoup d’autres qui fréquentent les marchés, aiment profiter de cette sortie, de cette occasion, pour aller s’en jeter un petit.

         Monsieur le curé n’aime pas les pubs. 

         Il aime sa cave et son missel.

         Il dit que le chemin vers Dieu est plus facile après le vin de messe. 

         Il y a un écrivain au St-Patrick. Il vient tous les jours. Il s’assoit toujours à la même table. Il commande un café serré et écrit dans son petit carnet.

         - Excusez-moi de vous déranger monsieur l’écrivain, mais je vous vois écrire et je me demandais si vous écriviez un roman ? 

         Il a levé la tête, m’a observé et a dit :

         - Si on veut... 

         - Vous n’avez pas l’air heureux ?

         - Comment le serais-je ! Je viens d’écrire de la merde ! Vous savez ce que c’est d’écrire de la merde, excusez-moi, c’est écrire des choses qui sentent mauvais, c’est écrire pour ne rien dire. Il y a des jours sans loi. Je ne suis pas content. Maintenant, je vais rentrer chez moi et regarder la télé en me disant que je ne vaux rien. 

         - Mais ne dites pas ça ! Demain sera plus beau !

         (Je me rendais bien compte que ce que je disais était stupide.) 

         - Merci, qu’il a dit, mais vous ne comprenez pas.

         - Si. Je crois que je comprends qu’un écrivain souffre comme nous. C’est bien d’avoir des doutes... Non ? 

         - Je ne vis que de doutes.

         Il a levé la main. Le garçon (fils d’Irlandais) est venu et a demandé : 

         - Encore un café ?

         - Non, une Guinness... 

         - Hou la ! Ca ne va pas ce matin !

         - Non. 

         L’écrivain a baissé la tête.

         J’ai entendu le clocher sonner midi. 

         - Mon Dieu ! Il faut que je vous laisse ! Sinon, monsieur le curé n’aura pas son filet de cabillaud !

         Je suis partie.

         L’écrivain semblait perdu.

 

 

 

 

            Patrick Ringal

 

    cequejevois@hotmail.com

 

 

12/07/2007

Alexia...

 

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         ... Alexia viendra vous raconter demain pourquoi elle est étendue au fond d’un lit d’hôpital...

         Jamais en juillet sécheresse n’a causé la moindre détresse, dit le sage. Et c’est bien ce que pense Jean qui vient de s’arrêter à la terrasse d’un café. Il fait chaud en Provence, il y a des feux partout et la poussière assèche la gorge. Jean ne ressent pas la moindre détresse car il vient de commander un ballon de rouge. Que dire ? Sinon, qu’il ferait mieux de boire un grand verre d’eau...

                      L'alcool ne désaltère pas!

                     Mais qu'est-ce que c'est bon ...

          

 

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          Patrick Ringal

 

  cequejevois@hotmail.com